Histoire du Château

Histoire du Château de Calmels: gîte de groupes à Lacaune, Tarn (Midi-Pyrénées)

Château du 16ème siècle reconstruit au 19ème siècle par son propriétaire, Gabriel de Naurois, maire de Lacaune, sur les vestiges d’un château médiéval et dans un style néogothique. La tour, primitivement crénelée, a été couverte par la suite par un toit conique en ardoise. Un pavillon plus bas d’un étage a été ajouté derrière la tour, dans le prolongement du corps de logis principal. Le château de Calmels est désormais un gîte de groupe avec salle de réception.
Dans le parc du château se trouvent les pierres provenant des croisées d’une maison, située autrefois à l’angle des rues Antoine-Cambon et de l’Esplanade. Elles ont fait l’objet d’une inscription le 13 juillet 1927.

 

Ci dessous, un extrait d’un article sur l’histoire des propriétaires du château dans la Depêche du Midi

De Carmaux à Lacaune
Paulin Jacobé de Naurois, descendant du grand Jean Racine et de Turgot, né à Carmaux, en 1805, devint propriétaire du château par son mariage avec Marie-Louise de Cluzel, seule héritière de la famille des Calmels de Lestiès, et le fit restaurer. Il fut maire de Lacaune de 1852 à 1870.
C’est son fils Ludovic qui a laissé la plus grande trace dans la mémoire collective de Lacaune. Il fut le principal artisan de son développement. En effet, maire de la commune à quatre reprises jusqu’en 1908, il a uvré pour la construction du chemin de fer de Castres à Murat, a ouvert l’établissement thermal de Saint-Michel et fondé le casino. L’avenue principale de la ville porte aujourd’hui son nom.
Contraint de vendre le château durant la Première Guerre mondiale, son fils Etienne, industriel à Bordeaux, put le racheter dans les années-40 et en faire un lieu de villégiature d’été pour ses six enfants et ses très nombreux petits-enfants.

 

Mieux qu’une colonie de vacances
C’est ainsi que Pierre, Eric, Sophie et leurs nombreux cousins se retrouvaient chaque été à Lacaune. A n’en pas douter, Calmels est pour eux un lieu chargé de merveilleux souvenirs, même s’il a été profondément modifié depuis : «Nous passions notre temps dans le parc, où nous faisions des cabanes. Imaginez une vingtaine d’enfants réunis dans cette grande demeure, c’était mieux qu’une colonie de vacances ! Notre grand plaisir était de jouer dans le grand salon où notre grand-père avait installé son billard. De plus, ajoute Eric, nos grands-parents avaient un grand sens de l’hospitalité et ils invitaient sans cesse des parents, des amis : un été, nous nous sommes retrouvés à 80-personnes !».
Aujourd’hui, les descendants de Ludovic de Naurois sont plus d’une centaine. Si une cérémonie réunit chaque année toute la famille à Paris, c’est à Lacaune qu’ils ont choisi de retrouver leurs racines. «Nous avons l’intention d’organiser longtemps cette semaine de vacances à Lacaune, car nous souhaitons que nos enfants puissent y connaître les mêmes joies que nous».
Les liens qui unissent la famille de Naurois à Lacaune depuis le XIXe-siècle ont donc de grandes chances de perdurer au XXIe siècle !

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